La Ville de Marckolsheim propose une exposition « Des lumières dans la nuit – Les Justes parmi les Nations d’Alsace » réalisée par le Fond Social Juif Unifié, du 17 Mai au 03 Juin 2022, à La Bouilloire de Marckolsheim.

Retraçant l’histoire de celles et ceux qui, au péril de leurs vies, ont sauvé des femmes, des hommes, des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale ou les ont aidés dans leur clandestinité, cette exposition permettra à tous de mieux comprendre l’histoire mouvementée de notre région.

Le 3 février 2004, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Honoré Haessler, né à Marckolsheim, le titre de Juste parmi les Nations.

Honoré Haessler âgé de 46 ans est affecté à la brigade de gendarmerie de Solignac de 1941 à 1943. Il s'installe à Solignac avec son épouse Marie-Louise et leur fils Pierre.

Solignac était devenu un refuge pour 84 Juifs pourchassés par les nazis.

Chaque fois que cela lui est possible, il prévenait les familles juives de Solignac à chaque menace de rafles ou à chaque arrivée des Allemands dans la ville.

 Honoré Haessler ira réveiller, en pleine nuit, une jeune femme juive pour qu'elle parte avec son bébé avant l'arrivée de la Gestapo le lendemain. Ce qu'elle fit, et elle eut la vie sauve.

 

Honoré Haessler aide également Robert Bengel, aumônier de l'école normale d'Obernai repliée à Solignac de 1939 à 1945, à cacher des familles juives en péril immédiat, leur fournissant parfois même de fausses cartes d'identité fabriquées à la Mairie.

Le 13 mai 1944, Honoré Haessler envoya sa femme Marie-Louise Haessler à Paris remettre des faux papiers à la belle-sœur d’un réfugié juif, Melamed, âgée de 23 ans, qu’elle ramena en train.

Il aida la famille de Claude Hemmendinger, prévenue par lui d’une rafle, à trouver refuge dans la grange d’une voisine.

La famille de Colette Borach, domiciliée au Vigen proche, ainsi que la famille de Claude et Roger Ach, de Claude Hemmendinger et Gaston Lévy, son épouse Renée et leur fille Annette Lévy ont témoigné la manière Honoré Haessler* a contribué à leur survie.

Le couple Imbert, Fany et Juda Imbert et leur fille Else 8 ans, née le 18 août 1934 à Vienne, avertis par le gendarme, ne réussirent pas à s’enfuir. Arrêtés et déportés, ils sont les seules victimes juives parmi les réfugiés à Solignac, arrêtés le 26 août 1942 lors de la rafle des Juifs étrangers en zone libre parce que la mère et la fille n'avaient pas voulu abandonner Juda Imbert qui était malade lorsque Honoré Haessler* était venu les prévenir.

Ils seront tous les trois déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 27 du 2 septembre 1942.

 

 

 

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