Casemate 34/3

 Comme tous les ouvrages environnants, la casemate 34/3 est sous les feux des tirs d’artillerie allemands lors de l’attaque du 15 juin 1940. Son équipage reste pourtant relativement épargné et livre une farouche résistance, notamment face aux pionniers allemands et leurs attaques rapprochées.

La résistance de la casemate 34/3

 Vers 17 heures, la casemate 35/3 est prise par les Allemands. Les soldats de la casemate 34/3, commandés par l’adjudant Louis Gibot, continuent toutefois à se défendre et font feu sur la casemate 35/3. La résistance des soldats français est héroïque. Les défenseurs français sont notamment victimes de plusieurs bombardements aériens et d’un violent tir d’artillerie. Mais ils repoussent toutes les attaques et font subir de lourdes pertes aux soldats Allemands. 

La casemate 34_3

 la casemate 34/3, page 33. 

 Profitant toutefois d’un angle-mort de l’ouvrage, les assaillants glissent des explosifs fixés au bout d’une perche dans les interstices de la casemate et utilisent des lance-flammes. Brûlé par les flammes, l’équipage se rend le 17 juin vers midi. Seulement 6 d’entre eux sortent valides sur 25 au total. Leur chef, l’adjudant Louis Guilbot, est tué à son poste de combat. Les dépouilles de ces héros sont enterrées dans un trou creusé par la bombe d’un « stuka », un chasseur-bombardier, et beaucoup de ces corps atrocement brûlés ne peuvent être identifiés. Ces soldats inconnus trouvent aujourd’hui leur sépulture au cimetière militaire de Marckolsheim. 

L’entrée des troupes allemandes à Marckolsheim

 La résistance de la casemate 34/3 retarde l’entrée des troupes allemandes dans Marckolsheim qui n’a lieu que le 16 juin 1940. Le centre-ville ne forme alors plus qu’un immense brasier. Dans la forêt de Marckolsheim, en direction du Rhin, les soldats français continuent à se battre autour des fortins disséminés dans les bois mais les premiers soldats allemands atteignent le canal du Rhône au Rhin dans l’après-midi et encerclent le poste de commandement d’Elsenheim. 

Le 17 juin, le 42e RIF reçoit l’ordre de se replier sur les Vosges et prend encore part à des combats le 20 juin. Face à l’inexorable avancée allemande, Il se replie sur Gérardmer où les soldats apprennent l’armistice le 22 juin et sont faits prisonniers.

Carte d'état-major du 30_08_1939 (1)

Carte de l’état major du 30/08/1939 (en commun avec la casemate 35/3). 

 Sources : 

  • Commune de Marckolsheim (2006). Marckolsheim, un siècle d’histoire. Collection Mémoire de vies.

  • Knittel Michel (1994). Marckolsheim fragments d’histoire. Société d’histoire de la Hardt et du Ried.